Dom

 

 

L'histoire artistique de Dominique Béraud est celle d'un parcours guidé par la passion.

 

Cet artiste s'est tourné vers la sculpture après sa carrière professionnelle, trouvant dans le travail de la matière un véritable espace de liberté et d'évasion.

Dom-B aborde la sculpture sans les filtres des formations académiques traditionnelles. Il est autodidacte, ce qui confère à ses œuvres une authenticité immédiate. Pour lui, le geste créatif est une libération : "Lorsque j'ai les mains dans la terre, mon esprit s'échappe."

Son médium de prédilection est le travail de la terre, le modelage de l'argile, une matière malléable qui lui permet de capter l'instant, le mouvement et l'émotion à fleur de peau.

 

Ses premières pièces exploraient l’art du portrait  Son travail se concentrait sur deux éléments essentiels :

  • l’expression du visage : traduire les émotions complexes, la vulnérabilité ou la force à travers les traits modelés.
  • l'intensité du regard : donner vie à la matière en insufflant une présence dramatique et vibrante dans les yeux de ses sculptures, créant ainsi un dialogue direct avec le spectateur.

 

Ces créations actuelles mettent désormais le monde animal en valeur.

Le mouvement et l'attitude plutôt que le détail : le génie de Dom-B réside dans sa capacité à saisir une posture exacte, un équilibre précaire ou une tension dramatique. Il ne cherche pas à reproduire chaque poil ou chaque plume, mais plutôt à traduire :

  • le mouvement suspendu : ses pièces ont une dynamique interne incroyable car même au repos, l'animal semble habité par une énergie prête à se déployer.
  • la vérité anatomique : son modelage, bien que nerveux et fragmenté en apparence, s'appuie sur une compréhension parfaite de la morphologie animale.

 

L’évolution de sa technique

Contrairement au début de ses  créations ou il recherchait le lissage, il laisse visible le choc de ses outils et la trace de la spontanéité de ces gestes. On sent dans les reliefs de ses œuvres la pression des outils sur la terre qui structurent l'anatomie. Cette spontanéité donne à la surface une vibration unique, une rugosité qui rappelle la texture des

pelages, la rudesse des cuirs ou la force des lignes musculaires des animaux.

 

La maîtrise de la patine et de la céramique

Si la terre est son médium de création, la finalité de ses œuvres passe par la céramique d’art proche de la technique japonaise du Raku.

Dom-B accorde une importance cruciale au travail des patines. Les nuances de ses céramiques qui oscillent entre les transparences, les noirs purs et  les éclats métalliques  viennent souligner les reliefs accidentés de son modelage. La lumière accroche ainsi la sculpture de manière changeante, accentuant l'impression de vie et de mouvement de la pièce selon l'exposition.